Sleeve : avant l'opération
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, par Sleeve : avant l'opération

Cet article est le premier d'une série de trois articles :

  1. Sleeve : avant l'opération
  2. Sleeve : 5 jours après l'opération
  3. Sleeve : 2 mois après l'opération

Ce qui a motivé ma décision du 3 février 2018

Il y a dix ans, j’oscillais entre 75 et 80 kg et j’avais un plutôt joli corps dû à une enfance sportive. Je n’ai jamais fait attention à mon alimentation mais je bougeais beaucoup. Cependant, suite à des changements dans ma vie, j’ai commencé à moins bouger mais toujours manger comme si rien de mal ne pouvait m’arriver en mangeant une semaine de pizza hut et des biscuits au caramel beurre salé, en veux-tu, en voilà. Et très vite, trop vite, je suis passée à plus de 90kg. Chose qui a quand même commencé à m’inquiéter donc j’ai essayé divers régimes pas très sains : compléments alimentaires, de ne manger quasi rien et combler par de l’eau. Mais c’est vraiment le pire car je n’ai pas tenu longtemps et je me suis jetée sur la bouffe par la suite, résultat, j’ai pris encore plus de poids.

Ma vie changeant de plus en plus et ma sédentarité prenant de plus en plus de place dans ma vie, je suis arrivée à l’impensable.

Le 3 février 2018, je pèse 115 kg, j’ai des petits soucis de santé à droite à gauche dûs à cette obésité. Mon corps me dégoûte, j’ai de plus en plus de mal à monter les trois étages de mon immeuble et chaque effort physique est comme déplacer une montagne. Sans parler du fait qu’évidemment, je ne peux plus m’habiller comme je veux (c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup).

Cette leçon de vie m’aura au moins appris à manger mieux, j’essaye de manger le plus sainement possible (viande blanche, légumes à fond la caisse) même si j’avoue qu’une pizza de temps en temps me fait toujours plaisir. Je ne veux pas d’une vie où je sois malheureuse. Je veux pouvoir reprendre le sport mais le regard des autres et la difficulté me sont insupportables. Alors, vous penserez peut-être que ma décision est une attitude de fainéant mais pour moi, il en va de ma survie. Ma survie non seulement émotionnelle mais physique aussi. J’ai un milliard de choses qui me poussent à faire de la chirurgie bariatrique mais je vous avoue que rien que d’y penser, je suis transie de peur. J’ai peur d’en mourir alors que je fais ça pour vivre, j’ai peur d’avoir mal, d’avoir toutes mes peaux qui pendent, que ma poitrine proéminente devienne deux loches qui ne ressemblent à rien, peur que ça ne fonctionne pas, qu’il y ait des complications, de dormir seule à l’hôpital, bref tellement de choses fatales ou banales mais voilà.

Tout ça pour dire, j’ai pris ma décision et ce jour-là j’ai enfin pris un rendez-vous avec un chirurgien pour déjà en parler.

Une fois la décision prise, comment ça se passe ?

Un mois après mon coup de téléphone, j'avais un rendez-vous avec un chirurgien conseillé par un médecin qui s'inquiétait également de mon poids. Il faut dire qu'au vu de mon BMI qui pointait clairement l'obésité morbide, il n'y avait pas de doute sur le fait que je réunissais toutes les conditions pour faire cette opération.

Le chirurgien m'a expliqué les deux choix de chirurgie qui s'offraient à moi : sleeve ou bypass. Heureusement, je ne devais pas choisir ce jour-là mais y réfléchir en tout cas. De toute façon, c'était décidé, j'allais me faire opérer de l'un ou de l'autre donc le chirurgien a un peu tout fait pour moi dans le sens où il m'a pris directement rendez-vous chez les divers spécialistes :

  • Endocrinologue ;
  • psychologue ;
  • nutritionniste ;
  • gastro-entérologue ;
  • et un doc qui m'a fait une échographie abdominale.

Résultat j'ai été voir tout ce beau monde sur un mois et demi et j'ai dû faire une petite prise de sang pour l'endocrinologue au passage.

L'endocrinologue m'a juste posé des questions sur ma santé et elle a palpé mon bidou. La psychologue orientait la discussion pour voir si je serais capable de me discipliner et faire ce qu'il y avait à faire car le mode de vie change radicalement après l'opération et il faut être prêt à affronter ce changement. La nutritionniste m'a expliqué quel serait mon mode d'alimentation après et m'a donné les conseils essentiels à ma survie (oui parce que je pense aujourd'hui que c'est vraiment ça). Le gastro-entérologue m'a fait une gastroscopie : il m'a fait une anesthésie locale au niveau de la gorge et l'œsophage afin d'aller voir ce qu'il s'y passe et faire un prélèvement ; ça ne fait pas mal si on ne bouge pas mais j'ai un peu failli recracher le truc mais ils m'ont vite maîtrisée, du coup ça a été ! Par contre pour l'écho abdominale, je suis tombée sur un jeune doc qui n'en avait rien à foutre du patient et qui appuyait bien sur les côtes au point de faire très mal, un vrai con, le but de cette écho était simplement de voir si je n'avais pas des pierres dans la vésicule que le chirurgien devrait retirer lors de l'opération bariatrique.

Les spécialistes m'ont dit directement que pour eux rien n'empêchait l'opération de se dérouler mais ils avaient quand même une réunion tous ensemble avec le chirurgien avant que je ne le revois. Mi-mai, j'ai donc revu le chirurgien qui m'a fait un résumé de ce qui s'était dit, je lui ai dit de mon côté que j'avais opté pour le sleeve parce que je voulais pouvoir continuer à manger ce que je voulais et nous avons donc fixé le rendez-vous au 13 juin 2018, à peine un mois plus tard.

Lors d'une sleeve, on enlève 2/3 de l'estomac

 

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